infra

Ensemble de deux photographies accompagné d’un flacon de larmes artificielles. Tirages pigmentaires, 70 x 100 cm, 2026.
Coproduction CCC OD – Prix MTE / Avec le soutien du Cnap 

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Deux images s’associent et creusent des infra-récits, des fictions souterraines. L‘infra figure la couche inférieure, la strate qui résiste au regard. Si on ne peut pas voir, alors on imagine : une paupière sous la paupière, un corps qui recule à l’intérieur de lui-même. Parasitant l’échelle, les tirages donnent aux présences des proportions dévorantes. La mise en abîme qui se trame dans les images fabrique un décollement du réel. Multipliant les faux-semblants, les photographies conhabitent avec un flacon de larmes artificielles.

Ces mises en scène combinent des formes sculpturales en silicone. Passant du volume à la photographie, elles incarnent un leurre, une presque-humanité, un infra-corps auquel on prête émotion. Les larmes mises en bouteille évoquent alors un remède, une irritation oculaire à apaiser, mais aussi un simulacre de chagrin, une tristesse concentrée en minidose.

Infra initie une brèche dans laquelle des lectures subjectives et plurielles s’insinuent. La lame pointée matérialise cette découpe visuelle, comme un regard qui s’aiguise.

Vues de l’exposition personnelle – Là où les organes oragentdans le cadre du Prix Biennal MTE, commissariat Marine Rochard, CCC OD – Centre de création contemporaine Olivier Debré, Tours.
Photographies : Philippe Piron / Laura Bottereau & Marine Fiquet
Texte : Laura Bottereau & Marine Fiquet

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