comme un orage

Sculpture, résine époxy, eau, 20 x 60 x 60 cm, 2025.

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L’oreiller contient le lit, il contient la chambre, le sommeil et la nuit. On y écrase nos nuques, nos visages, nos songes. On y étouffe nos cris, nos pleurs. Comme un orage propose une image défaite d’opacité, quasi-spectrale. Transpercée de lumière, la sculpture renverse l’espace intime qu’elle figure. Aussi rigide qu’une pierre, l’oreiller semble inconfortable, gelé, figé, comme celui d’un.e gisant.e.

Évoquant un débordement, le coussin porte une flaque d’où surgit un couteau. Entre rêve de vengeance, tactique d’autodéfense, geste de mutilation et radiographie d’un cauchemar, la sculpture convoque une bascule entre ce qui protège et ce qui menace. À la manière d’un dégât des eaux, la violence s’invite alors par capillarité.
Comme un orage marque l’idée de ressemblance autant que d’intensité. L’évocation de la pluie alterne entre perturbation atmosphérique violente et trouble qui menace d’éclater.

Vues de l’exposition personnelle – Là où les organes oragentdans le cadre du Prix Biennal MTE, commissariat Marine Rochard, CCC OD – Centre de création contemporaine Olivier Debré, Tours.
Photographies : Philippe Piron / Laura Bottereau & Marine Fiquet
Texte : Laura Bottereau & Marine Fiquet

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